Langue

Photographies argentiques, 1998

Séries noires

Bouche 

Photographies argentiques, 1997

Le corps féminin ou masculin, cadré au plus serré, fragmenté, est l’objet de ces recherches. Explorer toutes les facettes de la chair dans ses états. Essayer de garder la trace fugitive, prélevée au plus près de l’émotion.

La sensibilité, la texture du support papier photographique (peau), les grains visibles, traduisent la sensualité de la chair. Ce qui se donne à voir est furtif, suggestif et baigne dans une encre noire. Ces noirs opaques créent un univers qui rends compte des formes.

 

C’est presque la même chose qui se donne à voir dans chacune des photographie de chaque série. La pensée reconstruit le geste, le regard cherche la précision.  Ces images suggestives traduisent la part d'ombres, «la matière affective », obsessionnelle et violente : espace confus de l’inconscient ou de la préconsciente.

 

Les bouches : les lèvres, les dents, les langues, sont des carrefours incomparables. L’oralité, le narcissisme sexuel, l’attraction physique et le relationnel s’y croisent. L'eau parfois présente, sert de symbolique du rapport amoureux, des liens émotifs. 

Extase

Photographies argentiques, 1999

Une cérémonie délicieuse

« D'abord, ce sont six petits rectangles sombres espacés régulièrement à hauteur d’yeux, installés sur un mur blanc.

A quelque pas, impossible de voir ; si l’on désire voir, il faut approcher.

Alors, on voit, mais séparément.

C’est presque la même chose qui se donne à voir dans chacune de ces six photographies ; ce qui se donne à voir est furtif, suggestif, affleure à la surface du papier photographique.

La pensée reconstruit le geste, le regard cherche la précision, scrute le trouble. Ce qui se donne à voir baigne dans une encre noire, de cette noirceur surgit un désir érotique.

Alors entre les rectangles s’imagine une temporalité, une cérémonie sans commencement ni fin, s’éprouve une distance jamais comblée, un désir de voir plus, jamais satisfait.

C’est une provocation délicieuse, une élégante indécence dont on ne sait quoi penser, la chair, le geste, s’exhibent et sidèrent. John Batho

 

 

PASCALE SÉQUER

Photographe plasticienne      

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Pascale Séquer © 2017